/À PROPOS
/ L'HISTOIRE
Tout a commencé parce que quelqu'un a voulu porter un tableau.
Un jour, devant une toile, on ne m'a pas dit « j'aimerais l'accrocher ». On m'a dit : « j'aimerais la porter ». La phrase est restée. Elle contenait une idée que je n'avais pas eue, c'était ma mère : une peinture n'est pas condamnée au mur.
Une œuvre unique ne vit que dans une seule pièce, chez une seule personne. C'est sa noblesse et c'est sa limite. En passant sur la soie, elle bouge, elle capte la lumière autrement, elle sort. Elle se voit dans la rue plutôt que dans un salon. Ce n'est pas une déclinaison commerciale de mon travail : c'est une autre manière de le montrer.
Un principe, un seul
Tout ce que vous voyez ici part d'une toile peinte à la main. Le motif d'un carré de soie n'a pas été dessiné pour devenir un carré de soie : il a d'abord existé comme œuvre, avec ses accidents, ses épaisseurs, ses zones que l'on garde parce qu'elles font le tableau.
Je ne délègue pas le dessin. Aucun motif n'est acheté sur une banque d'images, aucun n'est généré, aucun n'est confié à un studio. C'est le point sur lequel je ne céderai pas, même si c'était rentable. Une maison se définit autant par ce qu'elle refuse que par ce qu'elle produit.
Deux ateliers, deux gestes
La soie est imprimée en France, et chaque carré y est roulotté à la main : l'ourlet est roulé puis cousu point par point, sans machine. C'est le geste le plus lent de toute la fabrication, celui que l'on reconnaît au toucher avant même de le voir.
Les vestes et les sacs sont coupés et cousus à Londres. Deux villes, deux savoir-faire, une même exigence : des ateliers assez proches pour qu'on puisse s'y rendre, reprendre une pièce, en refuser une autre.
Ce que cela change pour vous
La pièce que vous recevez peut exister qu'en un seul exemplaire, en série limitée ou en grande série.
Derrière le motif que vous portez, il y a une toile accrochée quelque part, ou vendue, mais réelle. Vous ne portez pas une impression. Vous portez une œuvre qui a changé de support.
Antoine Gerber, Paris-Nanterre
/ À PROPOS
Antoine Gerber · Auteur/Compositeur : Florent Andarelli & Mureka
/ La Maison
En introduisant des formes artistiques non conventionnelles dans le monde de la mode, comment cela peut-il contribuer à la redéfinition des normes de beauté et des idéaux esthétiques dans la société contemporaine ?
En intégrant des formes artistiques non conventionnelles dans le monde de la mode, on peut briser les standards traditionnels de beauté en mettant en avant la diversité et l'originalité. Cela permet de célébrer des esthétiques variées et de valoriser des expressions individuelles uniques.
En défiant les attentes conventionnelles, ces nouvelles formes peuvent encourager une perception plus inclusive de la beauté, où les imperfections et les différences sont vues comme des éléments précieux plutôt que des défauts. Ainsi, la mode devient un moyen de redéfinir les idéaux esthétiques, en reflétant une société plus ouverte et diverse.